Partage de la valeur ?

L’employeur a initié une négociation sur la création et le partage de la valeur. Au vu des propositions émises par l’employeur, nous estimons qu’il y a un contre-sens de fait ayant orienté la négociation vers l’inverse de ce dont les salariés ont besoin.


En effet, sur le fond du projet : ce dernier reste basé sur le volontariat et ouvert à « tous » ; mais en pratique il faut que le salarié soit en capacité et prêt à investir de l'argent dans le Groupe.

Le principe même de la création de valeur et du partage implique que la collectivité entière peut y participer, non un groupe extrêmement restreint de salariés.


La négociation fut centrée uniquement sur de petits ajustements, et non sur la capacité de l’employeur à reconnaître les efforts et, surtout : à redistribuer la richesse, non à la concentrer sur les plus riches.


Pour information, chaque année, plus de soixante pour cent des salariés choisissent de percevoir leur participation plutôt que de l'épargner.

Parce que leurs salaires ne sont tout simplement pas assez élevés pour se permettre d'épargner.


Encore une fois, l’employeur choisit de mettre au ban les plus fragiles, et de dorer les plus puissants. Une logique implacable qui emmène les salariés les plus fragiles vers toujours plus d’isolement, de rejet, de stigmatisation due au salaire.

Par ailleurs, la peur de suppression d’emploi que fait planer l’employeur sur ses salariés constitue aussi un frein essentiel.

Déplorant vivement toutes ces dynamiques qui ne ressemblent en rien à la vraie vie des salariés, nous ne serons pas signataires du présent accord.

Posts à l'affiche
Posts Récents
Archives