A quand le sursaut de conscience !

A quand le sursaut de conscience !

Depuis la rentrée, un discours sournois s’est répandu : la télévente ne travaille pas assez, n’a pas des temps de téléphone suffisants, les commerciaux ne font pas suffisamment de rendez-vous, la force de vente n’atteint pas les objectifs… bref à croire que nous sommes tous des feignants.

Alors pour motiver ses troupes en période d’incertitude profonde, l’entreprise a trouvé un stimulant imparable : augmenter les objectifs, les cadences, le contrôle et changer les contrats pour la télévente.

Dans notre entreprise, parler de durée du travail réel sans évoquer la durée du travail perçue, est devenu un dogme. Aux oubliettes, les temps de préparations de dossiers, les appels entrants, les appels avec le portable privé, les temps de route… Vive le flicage permanent et la pression que nous endurons au travail et que nous ramenons souvent à la maison…

Mais pour notre direction, ce qui prime c’est Odigo et le CRM, ces gentils compteurs qui font loi sur la cadence voire la qualité de notre travail.

Ce qui compte c’est San Marco, qui tel le lion de Venise appuie sur la tête des commerciaux de sa lourde patte d’objectifs de plus en plus complexes et inatteignables !

Doit-on en déduire que les salariés de Pages Jaunes n’ont pas le souci de faire prospérer l’entreprise et donc leur salaire ?

La flambée des arrêts-maladie montrent bien qu'un mal-être s’est méchamment glissé dans notre entreprise ces derniers mois.

L’absence d’avenir, de sécurité d’emploi et de reconnaissance ont plongé nombre de collègues dans de la souffrance au travail.

Les conditions de travail se dégradent de jour en jour et aucunes solutions ne sont envisagées par la direction pour y remédier. Au fil des commissions et des négociations, vos élus CGT alertent sur l’état de santé des salariés, qui sont, il ne faut pas l’oublier, la première richesse de l’entreprise. Mais nos déclarations restent sans réponses, ni considération.

Car si nous avons la nécessité de répondre à des besoins primaires comme se nourrir, se loger, s’habiller nous avons également des besoins dit « secondaires » qui sont des besoins de stabilité, de respect, de considération, et même, osons le dire, d’épanouissement.

Hélas, ces impératifs sociaux ne font pas le poids face à l’impératif économique, ainsi le veut la logique même du système capitaliste.

Nous, salariés « agiles », ne pouvons définitivement chasser de nos pensées la certitude inquiétante que notre statut n’est jamais garanti, que nous demeurons dépendants des résultats, mais aussi des organisations que nous imposent nos dirigeants. Nous restons à leurs yeux qu’un moyen au service du profit, et jamais des fins en soi.

La prochaine étape sera le changement de contrat des télévendeurs, un nouveau contrat qui pourra nous rendre toujours plus agiles, flexibles… « contorsionnables » !

Jusqu’à quand, nous premières richesses de Solocal, résisterons-nous à ces transformations qui ne prennent jamais en considération nos conditions de travail, notre intérêt ?

La CGT vous propose un projet industriel :

  • Engagement des pouvoirs publics sur la préservation du fleuron du digital français, et son emploi

  • Pourvoi en procédure de l'entreprise pour l'incessibilité de sa base de données

  • Etablissement de groupes de réflexion clients pour satisfaire à leurs besoins, à la définition de nouvelles offres

  • Etablissement de groupes de réflexion salariés pour satisfaire à la dignité des conditions de travail, et à la qualité à porter aux clients

  • Assortie d’une plateforme knowkedge management en ligne pour les salariés, afin que personne ne soit jamais isolé, et que tant le savoir que la solidarité se transmettent

  • Consolidation actée des politiques d'emplois à travers les partenaires d'état régionaux et départementaux

  • Etablissement d'une politique de formation des salariés en phase avec le développement digital du marché.

  • Obligation pour l'entreprise de mettre en place un réel plan de prévention primaire engageant et à la hauteur des impacts des transformations qu'ils font subir à leurs salariés

  • Création d’une charte de vie qui rappellerait les droits des salariés face à leur entreprise, leur management direct, leur RH, pour que si manquement ce document puisse protéger les salariés

Nous vous invitons à vous questionner et nous questionner sur notre travail d’aujourd’hui et de demain.

Vos élus CGT restent à votre disposition pour toutes questions et vous invitent à participer à une réflexion nationale sur nos emplois de demain.

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​Depuis la rentrée, un discours sournois s’est répandu : la télévente ne travaille pas assez, n’a pas des temps de téléphone suffisants, les commerciaux ne font pas suffisamment de rendez-vous, la force de vente n’atteint pas les objectifs… bref à croire que nous sommes tous des feignants.Alors pour motiver ses troupes en période d’incertitude profonde, l’entreprise a trouvé un stimulant imparable : augmenter les objectifs, les cadences, le contrôle et changer les contrats pour la télévente.

Dans notre entreprise, parler de durée du travail réel sans évoquer la durée du travail perçue, est devenu un dogme. Aux oubliettes, les temps de préparations de dossiers, les appels entrants, les appels avec le portable privé, les temps de route… Vive le flicage permanent et la pression que nous endurons au travail et que nous ramenons souvent à la maison…

Mais pour notre direction, ce qui prime c’est Odigo et le CRM, ces gentils compteurs qui font loi sur la cadence voire la qualité de notre travail.

Ce qui compte c’est San Marco, qui tel le lion de Venise appuie sur la tête des commerciaux de sa lourde patte d’objectifs de plus en plus complexes et inatteignables !

Doit-on en déduire que les salariés de Pages Jaunes n’ont pas le souci de faire prospérer l’entreprise et donc leur salaire ?

La flambée des arrêts-maladie montrent bien qu'un mal-être s’est méchamment glissé dans notre entreprise ces derniers mois.

L’absence d’avenir, de sécurité d’emploi et de reconnaissance ont plongé nombre de collègues dans de la souffrance au travail.

Les conditions de travail se dégradent de jour en jour et aucunes solutions ne sont envisagées par la direction pour y remédier. Au fil des commissions et des négociations, vos élus CGT alertent sur l’état de santé des salariés, qui sont, il ne faut pas l’oublier, la première richesse de l’entreprise. Mais nos déclarations restent sans réponses, ni considération.

Car si nous avons la nécessité de répondre à des besoins primaires comme se nourrir, se loger, s’habiller nous avons également des besoins dit « secondaires » qui sont des besoins de stabilité, de respect, de considération, et même, osons le dire, d’épanouissement.

Hélas, ces impératifs sociaux ne font pas le poids face à l’impératif économique, ainsi le veut la logique même du système capitaliste.

Nous, salariés « agiles », ne pouvons définitivement chasser de nos pensées la certitude inquiétante que notre statut n’est jamais garanti, que nous demeurons dépendants des résultats, mais aussi des organisations que nous imposent nos dirigeants. Nous restons à leurs yeux qu’un moyen au service du profit, et jamais des fins en soi.

La prochaine étape sera le changement de contrat des télévendeurs, un nouveau contrat qui pourra nous rendre toujours plus agiles, flexibles… « contorsionnables » !

Jusqu’à quand, nous premières richesses de Solocal, résisterons-nous à ces transformations qui ne prennent jamais en considération nos conditions de travail, notre intérêt ?

La CGT vous propose un projet industriel :

  • Engagement des pouvoirs publics sur la préservation du fleuron du digital français, et son emploi

  • Pourvoi en procédure de l'entreprise pour l'incessibilité de sa base de données

  • Etablissement de groupes de réflexion clients pour satisfaire à leurs besoins, à la définition de nouvelles offres

  • Etablissement de groupes de réflexion salariés pour satisfaire à la dignité des conditions de travail, et à la qualité à porter aux clients

  • Assortie d’une plateforme knowkedge management en ligne pour les salariés, afin que personne ne soit jamais isolé, et que tant le savoir que la solidarité se transmettent

  • Consolidation actée des politiques d'emplois à travers les partenaires d'état régionaux et départementaux

  • Etablissement d'une politique de formation des salariés en phase avec le développement digital du marché.

  • Obligation pour l'entreprise de mettre en place un réel plan de prévention primaire engageant et à la hauteur des impacts des transformations qu'ils font subir à leurs salariés

  • Création d’une charte de vie qui rappellerait les droits des salariés face à leur entreprise, leur management direct, leur RH, pour que si manquement ce document puisse protéger les salariés

Nous vous invitons à vous questionner et nous questionner sur notre travail d’aujourd’hui et de demain.

Vos élus CGT restent à votre disposition pour toutes questions et vous invitent à participer à une réflexion nationale sur nos emplois de demain.

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