Sans Santé pas de travail


Une nouvelle fois, notre contrat Prévoyance est dénoncé par le prestataire.


Pourquoi ? Parce que les absences maladie coûtent trop cher.

L’entreprise en profite, comme c’est le cas depuis plus de dix ans maintenant, pour dire que c’est de la faute des salariés. Même quand c’est elle qui pousse à l’arrêt maladie, écrasant les salariés jusqu’à l’épuisement.

En vérité l’opération est devenue un système, très lucratif pour l’entreprise : les salariés qui ne tiennent pas la pression sont envoyés à la benne.

De cette benne, chaque mois quelques-uns sont extraits, pour finir au recyclage de l’inaptitude.

Qui les mènera directement à Pôle Emploi.


Pour l’employeur, c’est tout bénéfice : ceux qui ne tiennent pas la pression sont éjectés ; ceux qui la tiennent sont mis en valeur. Du moins le temps qu’ils continuent de tenir.

Et en attendant, moins de paye à distribuer, moins de gestion rh, et au final un contrat de Prévoyance qui lui coûtera moins cher aussi.


Bien entendu, aucun distinguo n’est fait parmi les salariés : avoir temporairement un souci de vie n’entre pas en ligne de compte : soit vous suivez, soit vous dégagez.


La négociation qui démarre sur un énième nouveau contrat Prévoyance ne concerne pas le contrat Prévoyance ; il concerne la possibilité qui est offerte à l’entreprise de bien valider que vous êtes un produit périssable.


La Cgt refuse catégoriquement ce principe : faut-il le rappeler, c’est la Cgt qui a permis de créer la Sécurité Sociale (Ambroise Croizat, secrétaire général des Métallurgistes et Ministre du Travail en 1945-47). Avec cette valeur fondamentale : « cotiser selon ses moyens, recevoir selon ses besoins ». C’est exactement l’inverse qu’il se passe dans cette fausse négociation.


Nous défendrons :

- l’égalité entre les salariés, notamment entre cadres et non-cadres ;

- une garantie décès et invalidité digne de ce nom ;

- le maintien à 100% du salaire pendant les périodes de maladie(s), et ce quel que soit le temps de maladie ;

- la solidarité familiale, pour les ayant-droit, et aussi pour les familles monoparentales.


Faut-il le rappeler ? Sans Santé pas de travail !


Et quand le travail tue ou détériore salement la vie, une entreprise est tenue à un rôle social, elle est responsable de ce qu’elle fait avec ses salariés !


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