Déclaration CGT au CSE du 17 octobre


A l’heure où notre Directeur Général promeut « les principes éthiques qui sont la confiance, l’intégrité, la transparence et le respect » dans l’entreprise. Principes qui, pour reprendre ses propos « doivent guider chacune de nos actions au quotidien, pour nous permettre d’inspirer confiance et de développer notre engagement collectif », la CGT alerte le CSE sur une atteinte à personne fragile, la mise en précarité d’une mère isolée et une discrimination syndicale.

La salariée Aziliz Pinvidic a été licenciée pour « désorganisation de service » samedi 12 octobre.

Il lui est reproché d'avoir 43 absences sur... 300 jours de travail soit 15% dans la moyenne de l’entreprise.

En effet, Aziliz Pinvidic est sujette à des soucis médicaux proches de la gravité, qui ont pour certains nécessités des interventions chirurgicales.

Parmi ces 43 absences, 30 sont issues directement de sa maladie.

Le véritable procès qui est fait est celui de la maladie, et du soin : il est donc maintenant interdit de se soigner chez Solocal. L’extrême violence, et l’extrême gravité de cette décision, s’adresse à tous les salariés de Solocal mais aussi de toutes les entreprises de France : elle concerne potentiellement chacune et chacun.

Dans une période de reconstruction, et à l'aube de négociations importantes pour notre entreprise sur la santé au travail justement et sur l'absentéisme, la stigmatisation et la mise au ban d'une salariée fragilisée par sa maladie mais volontaire qui se bat pour en sortir, sape d'emblée toute dynamique positive, dont nous pensions que c'était celle que la direction souhaitait instaurer.

Plus grave, Mme Aziliz Pinvidic est une femme isolée avec un enfant à charge, à la limite de la précarité étant le seul salaire de son foyer, ce dont l'employeur a connaissance.

Les travailleurs malades chez Solocal, qui ne jouent pas avec le système mais bien au contraire montrent l'exemple dans leur dignité et leur résilience, sont maintenant éliminés ? Rayés du droit à travailler.

Enfin, au vu de la violence sociale qui a cours dans notre entreprise, violence sur laquelle nous ne cessons de vous alerter depuis plusieurs mois, il est impossible de ne pas faire le lien entre l'action syndicale de Mme Aziliz Pinvidic et le choix de l'employeur.

Aziliz Pinvidic

- a été présente sur les listes électorales de notre syndicat lors des élections du 21 mars dernier,

- a participé courant juin aux Négociations Annuelles Obligatoires

- a participé le 16 septembre 2019 à la commission télévente sur convocation de l'employeur.

- a été gréviste le 24 septembre

- a été désignée le 26 septembre 2019 représentante de proximité par le CSE

Le timing de cette procédure punitive n’est en effet lui non plus pas innocent, car sa notification de licen

ciement est intervenue très exactement à la fin de la date anniversaire des six mois pendant lesquels elle a bénéficié d'une protection pour avoir été sur les listes électorales.

A un moment où nous tentons de construire, sur la base de données objectives, de nouvelles modalités de dialogue et d'améliorations au sein de notre entreprise, notamment sur la question de la santé, nous sommes plus que sidérés par cette dichotomie totale.

Cet acte injuste, purement malveillant et teinté de discrimination syndicale nous démontre que l’entreprise est à l'exact opposé des principes qu’elle édicte.

Nous alertons tous les salariés à rester dans la plus totale vigilance auprès de leurs instances, auprès de leurs organisations syndicales, sur leur droit à être malades, et surtout sur leur droit à se soigner, fondements constitutionnels de notre pays puisqu’il faut le rappeler.

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